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| Ou comment lutter contre le patois |
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| Écrit par WEBMASTER TROOSPEANET |
| Vendredi, 24 Février 2006 19:46 |
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Les recommandations faites à un instituteur de campagne en 1882 c'était en 1882... |
| Mise à jour le Samedi, 19 Septembre 2009 19:47 |
fille d'instituteurs vendéens ,mes parents arrivés dans une commune du nord vendée en 1938 surtout ma mère en maternelle avec des enfants de deux ans à 6 ans avait besoin d'une traductrice en l'occurence la femme de service pour comprendre ce que lui disait les petits .
je peux vous dire que pour les plus grands au bout d'un certain temps ,il valait mieux parler Français ,
moi méme née en 1929 ,j'avais très vite appris le patois de ma commune qui du reste n'était pas le meme que celui de la commune distante de 8 kms et que une fois à la maison ,il valait mieux que l'oublies ma deuxième langue
aujourd'hui j'ai 77 ans et je suis revenue à la retraite dans cette meme commune , je comprends toujours très bien le patois , mais dans 10 ans lorsque ceux de ma génération seront au cimetière , plus personne ne le parlera aucun jeune ne le parle aujourd'hui
je peux vous dire que pour les plus grands au bout d'un certain temps ,il valait mieux parler Français ,
moi méme née en 1929 ,j'avais très vite appris le patois de ma commune qui du reste n'était pas le meme que celui de la commune distante de 8 kms et que une fois à la maison ,il valait mieux que l'oublies ma deuxième langue
aujourd'hui j'ai 77 ans et je suis revenue à la retraite dans cette meme commune , je comprends toujours très bien le patois , mais dans 10 ans lorsque ceux de ma génération seront au cimetière , plus personne ne le parlera aucun jeune ne le parle aujourd'hui
Réponse á Mélissa:
Chère madame, j'ai trente sept ans, je suis originaire du Poiroux, près de Talmont Saint-Hilaire, je parle 4 langues (Français, Espagnol, Anglais et Portugais - et je baragouine le Roumain, l'Italien et le Catalan), en plus de la variante pérusienne du patois vendéen et d'un autre parler local, celui des Sables d'Olonne, (Encore parlé à la Chaume et dans le quartier du Passage), et j'en suis bien fier.
Je ne crois pas comme vous que le patois ne représente aucune difficulté pour personne. Ceux qui ne le parlent pas peuvent parler Français avec les patoisants, car tout le monde parle aujourd'hui le Français. Quant aux personnes qui parlent le patois, ils ont un avantage sur les autres: ils naissent avec un langue en plus.
J'ai la chance d'avoir beaucoup voyagé, j'ai reconnu dans de nombreux pays la même situation, à savoir l'existence d'une autre langue que la langue officielle. Je crois fermement que dans tous les cas, cela est positif, sauf quand un parti politique se prend de nationalisme et empêche l'apprentissage de la langue nationale, comme cela se passe par exemple en Catalogne, ou l'Espagnol n'est plus obligatoire à l'école.
Je crois en effet que la possession d'une langue locale ou d'un patois est un atout. D'abord, cela est évident, lorsque l'on se trouve en présence d'autres personnes qui le parlent, car même si le Français est la langue nationale, il n'y a pas de mal à garder un parler utilisé localement depuis plus de mille ans. De nombreuses réalité locales sont moins compréhensibles si on oublie la langue dans laquelle ils sont nés.
C'est aussi un atout lorsque l'on se trouve hors du territoire du patois. Le patois m'a donné cette capacité de comprendre les désinences, de voir les transformations entre une langue et une autre. Le patois m'a donné une oreille plus fine, qui découvre le sens derrière des terminaisons inatendues ou des mots déformés. Le patois m'a habitué en étant petit aux diphtongues et autres variation vocaliques, ce qui m'a aidé plus tard pour apprendre d'autre langues.
Le patois m'a permis dans certains cas de comprendre ce que personne n'aurait compris. Le patois étant (grosso modo) une déformation du bas latin, on peut quelques fois s'en servir pour communiquer avec d'autres patois: je me rapellerai toujours de mon père disant à un Catalan qui cherchait son chemin: "Tote drête", cela se prononce identiquement en Patois vendéen et en Catalan de Barcelone.
J'ai aussi appris avec le patois l'orgueil de mes racines. Il y a vingt ans que je vis à l'étranger, mais la connaissance du patois me donne une connaissance de mon pays qu'un Français qui ne parle qu'une langue -Le Français- ne possède pas. On parle tous Français, mais tout le monde n'a pas la chance de parler aussi patois, c'est à dire d'avoir gardé une partie de notre lointain passé, quand la langue Française n'existait pas encore. Je m'en sens plus Français, même si cela étonne.
Parler le patois permet aussi de mieux illustrer certaines réalités. Il existe par exemple au Sables d'Olonne le verbe "racasser", qui illustre un bruit répétitif, comme le bruit que fait un volet fermé vibrant en un jour de grand vent. Je vous mets (aimablement) au défi de trouver un verbe semblable en Français. Ce verbe me permet de mieux m'exprimer et de mieux me faire comprendre quand je me trouve avec des personnes qui parlent le même jargon. Je serais bien bête de ne pas employer ce verbe si l'on me comprend.
Le fait de vouloir homogénéiser et ne parler que Français contredit le meilleur conseil du Français le plus connu, René Descartes: "Là ou tu iras, fait ce que tu verras". Il faut se mettre à la couleur locale, il ne faut pas nier ce qui se fait en pensant que ce que nous faisont est mieux, car le même auteur nous dit "En examinant les moeurs des autres nous apprenons non seulement à les connaitre, mais ne sommes plus certains que les notres sont plus excellents."
Chère madame, j'ai trente sept ans, je suis originaire du Poiroux, près de Talmont Saint-Hilaire, je parle 4 langues (Français, Espagnol, Anglais et Portugais - et je baragouine le Roumain, l'Italien et le Catalan), en plus de la variante pérusienne du patois vendéen et d'un autre parler local, celui des Sables d'Olonne, (Encore parlé à la Chaume et dans le quartier du Passage), et j'en suis bien fier.
Je ne crois pas comme vous que le patois ne représente aucune difficulté pour personne. Ceux qui ne le parlent pas peuvent parler Français avec les patoisants, car tout le monde parle aujourd'hui le Français. Quant aux personnes qui parlent le patois, ils ont un avantage sur les autres: ils naissent avec un langue en plus.
J'ai la chance d'avoir beaucoup voyagé, j'ai reconnu dans de nombreux pays la même situation, à savoir l'existence d'une autre langue que la langue officielle. Je crois fermement que dans tous les cas, cela est positif, sauf quand un parti politique se prend de nationalisme et empêche l'apprentissage de la langue nationale, comme cela se passe par exemple en Catalogne, ou l'Espagnol n'est plus obligatoire à l'école.
Je crois en effet que la possession d'une langue locale ou d'un patois est un atout. D'abord, cela est évident, lorsque l'on se trouve en présence d'autres personnes qui le parlent, car même si le Français est la langue nationale, il n'y a pas de mal à garder un parler utilisé localement depuis plus de mille ans. De nombreuses réalité locales sont moins compréhensibles si on oublie la langue dans laquelle ils sont nés.
C'est aussi un atout lorsque l'on se trouve hors du territoire du patois. Le patois m'a donné cette capacité de comprendre les désinences, de voir les transformations entre une langue et une autre. Le patois m'a donné une oreille plus fine, qui découvre le sens derrière des terminaisons inatendues ou des mots déformés. Le patois m'a habitué en étant petit aux diphtongues et autres variation vocaliques, ce qui m'a aidé plus tard pour apprendre d'autre langues.
Le patois m'a permis dans certains cas de comprendre ce que personne n'aurait compris. Le patois étant (grosso modo) une déformation du bas latin, on peut quelques fois s'en servir pour communiquer avec d'autres patois: je me rapellerai toujours de mon père disant à un Catalan qui cherchait son chemin: "Tote drête", cela se prononce identiquement en Patois vendéen et en Catalan de Barcelone.
J'ai aussi appris avec le patois l'orgueil de mes racines. Il y a vingt ans que je vis à l'étranger, mais la connaissance du patois me donne une connaissance de mon pays qu'un Français qui ne parle qu'une langue -Le Français- ne possède pas. On parle tous Français, mais tout le monde n'a pas la chance de parler aussi patois, c'est à dire d'avoir gardé une partie de notre lointain passé, quand la langue Française n'existait pas encore. Je m'en sens plus Français, même si cela étonne.
Parler le patois permet aussi de mieux illustrer certaines réalités. Il existe par exemple au Sables d'Olonne le verbe "racasser", qui illustre un bruit répétitif, comme le bruit que fait un volet fermé vibrant en un jour de grand vent. Je vous mets (aimablement) au défi de trouver un verbe semblable en Français. Ce verbe me permet de mieux m'exprimer et de mieux me faire comprendre quand je me trouve avec des personnes qui parlent le même jargon. Je serais bien bête de ne pas employer ce verbe si l'on me comprend.
Le fait de vouloir homogénéiser et ne parler que Français contredit le meilleur conseil du Français le plus connu, René Descartes: "Là ou tu iras, fait ce que tu verras". Il faut se mettre à la couleur locale, il ne faut pas nier ce qui se fait en pensant que ce que nous faisont est mieux, car le même auteur nous dit "En examinant les moeurs des autres nous apprenons non seulement à les connaitre, mais ne sommes plus certains que les notres sont plus excellents."
Vendéenne d'origine et de coeur, j'ai vécu à Paris, La Roche sur Yon, La Rochelle et aujourd'hui à Nantes.
"L'appel des racines" m'a poussé a acquérir une petite maison dans le quartier du passage au Sables d'Olonne.
En lisant cet article sur le patois vendéen, c'est toute mon enfance qui remonte. Toutes mes vacances de petite parisienne passées à St Florent des Bois, chez ma grand-mère, Victorine, que j'aimais tant.
Sa voix, son parler, le patois...
La nostalgie de ces moments de bonheur et d'insouciance me donne envie, aujourd'hui, de parler ce patois à mon tour, comme pour faire revivre ma grand-mère et cette époque.
Auprès de qui, ou de quelle association pourrais-je étudier "cette langue de chez nous" ?
Merci d'avance à tous ceux qui pourrons m'aiguiller.
"L'appel des racines" m'a poussé a acquérir une petite maison dans le quartier du passage au Sables d'Olonne.
En lisant cet article sur le patois vendéen, c'est toute mon enfance qui remonte. Toutes mes vacances de petite parisienne passées à St Florent des Bois, chez ma grand-mère, Victorine, que j'aimais tant.
Sa voix, son parler, le patois...
La nostalgie de ces moments de bonheur et d'insouciance me donne envie, aujourd'hui, de parler ce patois à mon tour, comme pour faire revivre ma grand-mère et cette époque.
Auprès de qui, ou de quelle association pourrais-je étudier "cette langue de chez nous" ?
Merci d'avance à tous ceux qui pourrons m'aiguiller.
Bonjour la Vendée,
On utilise encore fréquemment chez moi le terme "racasser" pour ces bruits particuliers,mais aussi "égoboyures" pour désigner le petit tas de saletés que l'on rassemble avec le balais,ou "ramasse bourrier" pour désigner la balayette et la pelle.Là non plus, je ne connais pas d'équivalents francais
On utilise encore fréquemment chez moi le terme "racasser" pour ces bruits particuliers,mais aussi "égoboyures" pour désigner le petit tas de saletés que l'on rassemble avec le balais,ou "ramasse bourrier" pour désigner la balayette et la pelle.Là non plus, je ne connais pas d'équivalents francais
Bonjour.
J'avais un camarade de classe qui était originaire de Saint Florent des Bois,
BOURON dont un frère travaillait à la forge de la Mainborgère ? Ets-ce que cela vous dit quelque chose ?
Merci d'avance
J'avais un camarade de classe qui était originaire de Saint Florent des Bois,
BOURON dont un frère travaillait à la forge de la Mainborgère ? Ets-ce que cela vous dit quelque chose ?
Merci d'avance
le patois moi j'aime bien et je me suis rendus compte que certain mots comme "luma et loche" sont des mot patois encore beaucoups utiliser en vendée même une "since" qui est une serpilère. et d'autre mot en patois que j'employe tout les jours.
EN COURS
FINI
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