Home Vendéen, une étiquette La Vendée dans les médias En 28 ans, la Vendée a créé des emplois
En 28 ans, la Vendée a créé des emplois PDF Imprimer Envoyer
Écrit par WEBMASTER TROOSPEANET   
Dimanche, 17 Juillet 2005 20:26

Une étude de l’observatoire économique montre que la Vendée a créé plus de 17 000 emplois industriels entre 1975 et 2003, alors que la France perdait un tiers des siens. Diversité des secteurs et dynamisme des chefs d’entreprise ont favorisé le phénomène. A l’avenir, reste des inconnues : les difficultés de recrutement et l’éventuel vieillissement de la population active. Un article de Marc LAMBRECHTS.


L’original de l’article a été publié ici


Quand la France va mal, la Vendée reste la tête hors de l’eau. Entre 1975 et 2003, alors que la France perdait un tiers de ses effectifs industriels, la Vendée en créait 17 000 (+ 40 %) pour atteindre un effectif de 57 500 salariés à fin 2003. Cette place de leader, notée dans un rapport de l’observatoire économique de Vendée, s’explique, selon Jacques Oudin, président de l’observatoire, par deux facteurs primordiaux : « Si les choses se sont passées ainsi dans les 10 ou 20 dernières années, c’est dû à la structure très diversifiée du tissu industriel vendéen et à sa capacité de réaction et de reconversion. Regardez comment le Bocage a su compenser les pertes d’emploi du textile et de la chaussure par l’agroalimentaire ou de nouvelles technologies. »

Jacques Oudin, le président sortant de l’observatoire (lire ci-dessous) laisse une dernière étude en forme de testament économique optimiste : « Le miracle vendéen, c’est pas que du passé, c’est toujours du présent. » Jean-Paul Dubreuil, président du Medef de Vendée, ajoute : « La deuxième génération des chefs d’entreprise est en train de prendre les mêmes directions que les pionniers des années 60. A part quelques exceptions, les centres de décision restent vendéens. »

Compensation positive des emplois

Ces propos positifs s’appuient sur un certain nombre de constats. Quand, par exemple, entre 1993 et 2003, le textile, les services d’eau, de gaz et d’électricité, et surtout l’équipement du foyer (meuble, électroménager) et le cuir-habillement perdaient entre 3 000 et 5 000 emplois, le département en créait beaucoup plus dans des secteurs comme l’agroalimentaire (+ 67 %), les équipements mécaniques, la construction navale, la chimie ou la sous-traitance automobile : « Dans cette période, l’agroalimentaire est à l’origine de plus de la moitié des créations d’emplois en Vendée », synthétise l’enquête. Ce qui fait qu’aujourd’hui, par cette compensation positive, les 57 500 emplois industriels vendéens se retrouvent essentiellement concentrés dans l’agroalimentaire et l’industrie des métaux. Les services ont profité d’un effet d’entraînement en doublant leurs effectifs ces dix dernières années.

En contrepoint de ces lignes de force, l’étude reconnaît que « malgré la très forte croissance de l’emploi industriel enregistrée en Vendée sur la dernière décennie, quelques signes d’inquiétude apparaissent néanmoins aujourd’hui ». Les créations d’emploi décélèrent : « En 2003 et 2004, l’industrie a subi ses premières pertes d’emplois depuis une dizaine d’années (moins 114 en 2003 et moins 690 en 2004). »

Au niveau géographique, des disparités se sont fait jour. Le Bocage reste pilote, suivi du nord-ouest et derrière, le Sud-Vendée et le centre-ouest. Rien de neuf si ce n’est la lente montée en puissance du pays Yon et Vie (+ 890 emplois de 1993 à 2003). Cette explosion des emplois, même ralentie dernièrement, a son corollaire : le recours de plus en plus massif à l’intérim. En 2003, l’industrie vendéenne employait 5 600 intérimaires, soit 8,9 % du total. « C’est la façon de répondre à la flexibilité », estime Jacques Oudin.

Parmi les inquiétudes, on relève aussi les difficultés de recrutement récurrentes qui « devraient être accentuées par le vieillissement de la population active ». Les secteurs les plus concernés sont l’électricité, l’électronique, la mécanique, les métaux, le bois, le textile et les industries graphiques.

Sur le problème du vieillissement de la population active, l’étude relativise. Les naissances sont de nouveau en hausse et le solde migratoire est largement positif. Une projection jusqu’à 2030 prévoit une montée à 253 000 actifs en 2006-2007 avant de retomber à 240 000 en 2020 et 224 000 en 2030. De fait, tout repose sur le type et l’intensité des entrées en Vendée : tendance retraités ou jeunes actifs ? Entre 1990 et 2000, c’était fifty-fifty. L’avenir dira qui, des papys ou des babies, aura le fin mot dans le premier tiers du XXIe siècle vendéen.

Marc LAMBRECHTS.

Mise à jour le Samedi, 19 Septembre 2009 20:27
 

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